Danser avec les anges

…de ces années incontrôlables…

Citation #1

« Voter c’ est décider qui va décider pour toi »

NEKFEU

Complètement déconseillé

Je bois d’ la bière

et je fais d’ la muscu

je crache des glaires

je crois que je pue

n’ y a-t-il rien à faire

avant qu’ ça me tue ?

Les oiseaux eux continueront, et sans vergogne, à chanter par mon nez, ma bouche et mes orbites de toutes sortes

Je verrai cramer les drapeaux du haut de la citadelle flattée d’ être mon saint sépulcre.

Et, de nouveau au bar du coin, je n’ aurai plus de batterie à mon téléphone : la soucoupe de mes 5 ans s’ envolera avec moi en proue: complètement déconseillé.

Un piano égaré

Il y en a qui dérivent au centre de la Terre

Pour ramper illusion armée de containers

Et faire preuve de bonne foi eux les esclavagistes

Qui de leurs passeurs fous deviennent polythéistes

Je crois bien qu’ en ce mur cette énorme façade

Restent accrochées pour preuves les épices subtiles

Je garde ces recettes pour qu’ on longe la piste

Du jour où le contraste frappera en ce monde

Dégoûtés des liqueurs je me ferai dealer

Pour les cligneurs de tombes qui resteront en terre

Sans amour pour cette mère – Vas-y en Angleterre !

Les politique-fanfare glissent des liasses à sous

Pour oublier ce drame dont on entend partout

Qu’ il est aux profondeurs d’ un piano égaré.

Fragment #20

« Je laisse vagabonder mon esprit jusqu’ au champ de tir où résident seules les douilles mortes et le silence des oiseaux : mes ailes se brisent »

Rose noire

Une fleur délavée de toutes les brèches à pétales

se renfrogne au creux de l’ autel où siègent les esprits

que j’ abrite

en mon cercle osseux

je laisse faire ce vice parce qu’ il fait tout pour me plaire

il affiche des sensations hors de ce monde

qui me chantent les violoncelles du désespoir

du désespoir certes mais c’ est jouissif

autant qu’ une larme sous un couteau

qui vient saigner ces idéaux

qui me poursuivent

même au-delà

de la mort.

Uppercut valse gothique

A tous ceux qui perdus cherchent la main d’ une mère

A tous ces inconnus qui avalent la terre

Et bouffe une syncope multipliée pas cent

Ils auront le bon dos pour aspirer le sang

Glaner un peu d’ amour et des billets de banque

Pour l’ oncle fastidieux la rouste qu’ il nous flanque

J’ attrape un bidon d’ huile pour protéger l’ enfant

Qui pèse sur le Nil comme la perle d’ encens

Qui fissure les dieux en leurs coeurs bien naïfs

Que je sois adoptif que je range mon canif

Et que les cris du ciel viennent plaquer au sol

La ribambelle de sens qui cercle tous mes mots

Et trahit la belle frange celle qui faisait la pute

Celle qui flinguait les roses que je laisse pousser

Pour embrayer sévère avec un uppercut.